Centre d'Incendie et de Secours la Côte d'Emeraude (22)

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dimanche 22 janvier 2012

Choc frontal mortel hier pour un pompier de Valence-d'Agen (ladepeche.fr)

Choc frontal mortel hier pour un pompier de Valence-d'Agen

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Il est environ 14 h 50 sur la RD 927, la chaussée est légèrement rendue glissante par la pluie fine de la fin de matinée. Sur la ligne droite du Saula, presque à hauteur de l'embranchement conduisant aux gravières Lafitte, un véhicule Kangoo-Renault roule en direction de Montauban. Tout à coup pour une raison inconnue ce petit utilitaire quitte sa trajectoire, franchit la ligne blanche continue et va heurter de face un camion des transports Calberson. La violence de ce face à face est telle que la voiture rouge fait un demi -tour sur elle même et pulvérisée regagne son côté de circulation à l'envers. Et la cabine du poids-lourd se désolidarise du camion et tombe sur le bitume, en stoppant près du bas-côté droit. L'alerte est aussitôt donnée. Ce sont les pompiers de Lafrançaise qui sont les premiers sur place rejoints par leurs collègues de Montauban et du CODIS 82 (dont le lieutenant-colonel Louis-Marie Daoudal et le commandant Leczenski), et le maire de Lafrançaise, Patrick Soulhac. Les secouristes ne peuvent plus rien pour le conducteur de la voiture Jean-Noël Salon 59 ans, Major au centre de secours de Valence-d'Agen . Il a été tué sur le coup. Le chauffeur du camion, lui est blessé à l'épaule, médicalisé sur place par le SAMU 82 avant d'être dirigé sur le CH Montauban. Malaise ?

L'accident et ses impacts sont tels que la circulation est coupée. Des déviations sont mises en place par les gendarmes del'EDSR et la BMO de Moissac. Elles seront activées jusque vers 18h30.le temps que les enquêteurs de la COB Lafrançaise-Caussade réalisent toutes leurs investigations avec en appui, le capitaine Didier Romieu adjoint au commandant de la compagnie de Montauban. Puis les services des routes du conseil général présents sur place dès l'annonce de l'accident, procèdent au nettoyage des chaussées et bas-côtés pour tout rendre au trafic en début de soirée. D'après les premiers éléments de l'enquête on pense que le pompier valencien a été victime d'un malaise. Car rien à cet endroit ne peut expliquer un écart de conduite : la vitesse est limitée à 70 km/h et la chaussée est séparée par une ligne blanche continue. Le chauffeur du camion, même en donnant un coup de volant à droite, n'a pu éviter le face à face mortel. Le deuxième cette année après celui de Nohic.

Le major Salon se rendait auprès d'un camarade pompier en détresse

L'annonce du décès de Jean-Noël Salon a provoqué une onde de choc dans les rangs des pompiers tarn-et-garonnais, à Valence-d'Agen bien évidemment (voir les réactions en page 36), mais aussi bien au-delà. L'émotion fut d'autant plus vive lorsque ses amis soldats du feu ont appris qu'au moment du choc qui lui a coûté la vie, le Major Salon, qui avait pris sa retraite des pompiers professionnels mais poursuivait son œuvre en tant que volontaire et membre actif de la commission sociale de l'Union départementale des sapeurs pompiers, se rendait auprès d'un pompier du département en détresse. C'est bien pour la cause des siens, les pompiers, que Jean-Noël Salon a perdu la vie et plongé dans la peine sa famille et ses innombrables amis.

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samedi 21 janvier 2012

Sdis - Marc Vermeulen nouveau chef des pompiers (letelegramme.com)

Sdis - Marc Vermeulen nouveau chef des pompiers

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Le service départemental d'incendie et de secours des Côtes-d'Armor (Sdis) a un nouveau patron. Le colonel Marc Vermeulen a pris ses fonctions, hier soir, à l'occasion de la cérémonie de la Sainte-Barbe.

Une page se tourne au Service départemental d'incendie et de secours des Côtes-d'Armor. Hier, en début de soirée, la cérémonie de la Sainte-Barbe des pompiers costarmoricains a principalement été marquée par la prise de fonction du colonel Marc Vermeulen, qui devient ainsi le nouveau directeur départemental des services d'incendie et de secours du département. Il remplace le colonel Gilles Mengual, qui assurait l'intérim à ce poste depuis maintenant un peu plus de trois ans. Il secondera désormais le nouveau patron des pompiers costarmoricains, en tant que directeur départemental adjoint. À 41 ans, le colonel Vermeulen a déjà une carrière bien remplie. Sapeur-pompier professionnel depuis 1997, il a alterné les postes en direction départementale, en groupement territorial et en unité opérationnelle. Cet étudiant brillant (il est titulaire d'une maîtrise de chimie moléculaire et d'un master 2 en gestion publique) a ainsi servi dans plusieurs départements: le Nord, l'Hérault, l'Essonne et les Yvelines. Son dernier poste avant les Côtes-d'Armor n'était autre que celui de chef de bureau des sapeurs-pompiers volontaires à la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, qui dépend du ministère de l'Intérieur. Il a, notamment, énormément travaillé sur une loi récente (juillet 2011), relative à l'engagement des sapeurs-pompiers volontaires et à son cadre juridique.

«Pas un choix par défaut»

Le président du conseil d'administration du Sdis, Claudy Lebreton, n'a pas dissimulé, hier soir, sa fierté d'accueillir le colonel Vermeulen dans son département. «Ce n'est en rien un choix par défaut bien sûr!». Sans oublier, au passage, de souligner «la loyauté» et «l'efficacité» de son prédécesseur, le colonel Gilles Mengual. La cérémonie d'hier soir aura également été l'occasion de se projeter sur l'avenir. «Il faut penser à réaménager le site du Sdis, à le densifier. On pourrait envisager, notamment, un terrain d'entraînement. Il faut y réfléchir», a lancé Claudy Lebreton. De son côté, le préfet, Rémi Thuau, s'est notamment réjoui de la future signature d'une convention tripartite entre le Samu, le Sdis et les ambulanciers. «Les choses seront ainsi bien régulées entre ces différents intervenants».

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samedi 19 novembre 2011

Tout l'intérêt de la chaine des secours : et la vie survécut !

Quand son coeur a lâché, ils n'ont pas flanché

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Victime d'un arrêt cardiaque sur une voie express près de Lorient, Laurence Denis, une jeune Finistérienne de 23 ans, a été secourue par deux automobilistes. Ils passaient par hasard, ne se connaissaient pas, mais étaient initiés aux premiers secours. Elle vient de retrouver ceux qui lui ont permis de ressusciter.

Son coeur bat très fort. Pas comme après un cours de danse, son sport favori. Il oscille comme un baromètre. Celui de ses émotions. Il y a quelques jours, dans le hall d'entrée de l'hôpital de Lorient, Laurence Denis, 23 ans, a retrouvé ceux qui ont renoué le fil de son existence, cassé après un malaise cardiaque. Des médecins, des infirmiers, des pompiers. Et surtout Erwan et Mickaël. Deux jeunes hommes qui lui ont porté les premiers secours après son accident sur une voie express du Morbihan.

Ces trois-là se regardent. Hésitent. Se rapprochent. Se tutoient d'emblée. « Je ne t'ai pas reconnue tout de suite, avoue Erwan. La dernière fois que je t'ai vue... Eh bien, tu étais si blanche, les yeux grand ouverts ! » Les phrases se bousculent. Chacun semble avoir une envie irrépressible de projeter le drôle de film du mardi 11 octobre.

Son coeur s'est arrêté de battre. Ce mardi-là, alors que l'étudiante en BTS esthétique à Lorient rentre chez elle, à Pont-Aven (Finistère), un malaise l'étreint. Au volant de son auto, Erwan Le Clainche, 31 ans, assiste, effaré, à la scène : « J'ai vu sa tête tomber sur le côté. Puis sa voiture se déporter sur la gauche, percuter la glissière, revenir sur la route, retourner frotter la rambarde, avant de s'immobiliser, côté gauche de la voie express. »

Il s'arrête, met ses feux de détresse, se précipite vers le véhicule accidenté. Rejoint aussitôt par Mickaël Offret, 28 ans, un autre automobiliste. Avec « un sang-froid extraordinaire », comme le souligne un des médecins, les deux jeunes gens vont secourir Laurence, en arrêt cardiaque. Le binôme improvisé « a tout de suite fonctionné naturellement », se rappelle Mickaël, gestionnaire en ressources humaines.

Erwan, commercial à Ouest-France, a été formé aux premiers secours. C'était au lycée, il y a dix ans... « Tout m'est revenu instinctivement », s'étonne-t-il encore. Il sort la jeune femme de la voiture avec le feu vert du Samu, contacté par téléphone, et l'aide de Mickaël.

Ce dernier, lui aussi initié aux premiers secours lors de son BEP, sécurise la zone, pour protéger la victime du trafic très dense. Pendant ce temps, Erwan effectue sur l'étudiante un massage cardiaque « durant trois minutes puis son coeur est reparti. Heureuse coïncidence : en sens inverse arrive une ambulance des pompiers de Guidel, une commune voisine. Ils viennent aider le duo. Très vite relayés par leurs collègues de Lorient, qui vont administrer deux chocs électriques au coeur qui s'est à nouveau arrêté.

Le Samu arrive sur place et administre un troisième choc. « La chaîne des secours s'est formidablement mise en place », souligne Jacques Le Potier. Cardiologue à l'hôpital lorientais, il est l'un des médecins qui ont suivi la jeune fille. À qui il répète la chance inouïe dont elle a bénéficié.

Son coeur est reparti. Mais à l'hôpital, Laurence reste entre la vie et la mort, plongée dans un coma artificiel. La cause du malaise est toutefois identifiée : « Un faisceau électrique en trop dans le coeur, ce qu'on appelle le syndrome Wolf-Parkinson-White. » Maladie rarissime, qui affole le rythme de l'organe vital. Au fil des jours, la Finistérienne donne des signes d'éveil. Jusqu'à ce dimanche 16 octobre. Les yeux de sa mère s'embuent en l'évoquant. « À 7 h 45, le téléphone a sonné. On s'est dit : c'est fichu. » Mais ce ne sont pas les médecins qui appellent : « J'ai entendu : 'Allô maman ?' C'était elle, au bout du fil ! »

La jeune fille de Pont-Aven s'est réveillée « sans aucune séquelle », se réjouit l'équipe médicale. Elle file au CHU de Rennes, où le Pr Philippe Mabo opère son syndrome.

Son coeur est comme neuf. Et rempli de bonheur. Face à ses deux sauveurs, son regard rieur cède provisoirement sous les larmes : « Je ne serai pas là sans vous, sans tout ça... » Martine et Henri, ses parents, vivent cet épisode comme « une renaissance ». Les deux garçons, même s'ils n'ont passé que quelques dizaines de minutes auprès de Laurence, ont été chamboulés par l'accident. Mauvaises nuits, coups d'oeil inquiets dans les pages Obsèques, tentatives de joindre les médecins, tenus au secret médical.

« Le mardi, quand la police m'a appelé pour dire que Laurence était tirée d'affaire, j'étais tellement soulagé..., souffle Erwan. On voit que la vie ne tient qu'à un fil après ça. »

D'autres coeurs peuvent s'arrêter. Le cardiologue Jacques Le Potier insiste : « Les gestes d'Erwan et Mickaël ont permis de ressusciter notre jeune demoiselle. Il faut que les gens se forment aux premiers secours. » Laurence n'est plus à convaincre : suivre une session lui tient déjà à coeur.

Photo : Thierry CREUX. Laurent NEVEU

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dimanche 30 octobre 2011

Vannes. Un véhicule de pompiers accidenté sur la voie express (ouest-france.fr)

Vannes. Un véhicule de pompiers accidenté sur la voie express

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Trois véhicules ont été impliqués dans un accident, sur la voie express RN165. Vers 12 h 20, une voiture se serait engagée de force sur l’échangeur du Fourchêne, dans le sens Auray Vannes, provoquant ainsi un tête-à-queue impliquant un poids lourd, une voiture, ainsi qu’une ambulance des pompiers d’Auray, qui transportait une femme vers le centre hospitalier Chubert.

Neuf impliqués

Neuf personnes ont été impliquées dans l’accident : les deux personnes du poids lourd, les trois pompiers de l’ambulance, ainsi que la victime qu’ils transportaient, et les trois personnes de la voiture, dont un enfant. Six personnes ont été transportées au centre Bretagne Atlantique. Après examen, aucun blessé grave ne serait à déplorer.

Six véhicules des pompiers de Vannes ont été dépêchés sur place ainsi que trois véhicules du Smur.

Durant l’intervention des secours, la circulation a été perturbée plus de deux heures sur le secteur. La police a mis en place une déviation vers Vannes. Une enquête est en cours afin de déterminer les circonstances de l'accident.

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NDLR : d'où l'importance des ceintures de sécurité, aussi bien pour les sapeurs-pompiers, que pour les victimes transportées en ambulance... Prudence, prudence, levons le pied !

dimanche 2 octobre 2011

Côtes-d’Armor. Chaud sur les plages, feux dans les landes ! (dinan.maville.com)

Côtes-d’Armor. Chaud sur les plages, feux dans les landes !

Nouveaux records de chaleur hier dans les Côtes-d’Armor : 30,8° à Ploumanac’h, 28,8° à Louargat et 27,5° à Kerpert par exemple. De nombreuses familles sont donc parties à la plage chercher la fraîcheur. Comme ici dans notre vidéo à la plage des Rosaires à Plérin (Côtes -d’Armor).

Voilà pour le côté divertissement. Mais ces pics de mercure ne sont pas sans conséquences. Hier, les pompiers costarmoricains ont multiplié les interventions sur des feux de broussailles.

Le plus important a eu lieu à Morieux. Un important feu de landes s’est déclaré vers 5 h 30 samedi matin sur les hauteurs de la baie de Saint-Brieuc (22), entre la plage du Béliard en Morieux et la plage de Jospinet en Planguenoual. Deux hectares de landes sont partis en fumée, situés sur le chemin des douaniers, le GR34. Pas moins de neuf casernes du département ont été dépêchées sur place : Erquy, Pléneuf, Emeraude (Matignon-Saint-Cast), Lamballe, Ploeuc-sur-Lié, Moncontour, Saint-Brieuc, Pordic, Le Perray.

D’autres interventions du même genre ont eu lieu dans la journée à Plérin, Pédernec, Plourivo, Saint-Alban.

À noter aussi l’incendie hier après-midi de deux poulaillers désaffectés à Langoat. Il ne reste plus rien de ces deux hangars de 800 m2 situés au lieudit Les Quatres vents. Une vingtaine de pompiers ont été dépêchés sur les lieux, les deux bâtiments se situant à proximité d’une habitation et d’une cuve de gaz.

Voir les vidéos > www.dinan.maville.com

NDLR : CCF et CCGC Emeraude engagés sur cette intervention.

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